Aout 2008. En ce moment je travaille pour le Festival Fnac Indétendances à Paris Plages. C’est l’occasion de rencontrer des artistes, des techniciens, les représentants des maisons de production : tous ceux par qui le festival existe. Mon rôle dans tout ça est modeste, je ne suis qu’à l’accueil presse, c’est à dire le lien entre journalistes et artistes.
Hier j’ai rencontré les membres du groupe Pete and the Pirates. Je les attendais avec impatience, des semaines qu’on écoutait leur album en boucle au boulot, je n’avais qu’une envie : les voir en live. C’est en jouant avec mes lunettes que je me suis aperçue de la présence de Pete, le guitariste, juste à côté. Il a souri. Je rougis immédiatement. Peu après je le recroise, il me dit “You’re beautiful, i love your glasses. Nice to meet you, i’m Pete”.
Rencontre instantanée.
Pendant leur passage, j’assiste en backstage à leur force extraordinaire sur scène. J’aime leur musique aux relants de sixties, des Beatles. d’ailleurs Pete me fait penser à un Beatles.
Fin du festival, ils m’embarquent avec eux vers un bar près de Bastille, le Motel. Tout ça est empli de rockeux parisiens mais aussi plein d’étrangers, j’ai repéré des berlinois (une lumière dans ma nuit !) et avec nous les Plasticines, chanteuses à la mode – du moment.
La nuit ce sont des photos qu’on prend sans arrêt, des poses, des “scénarios”, des concours de la pose la plus horrible…des rires, et puis il me prend la main aussi. c’est sa voix et son regard qui me rappellent violemment C. Pete est d’origine irlandaise, comme lui, de Cork, comme lui, il chante et compose comme lui. Même approche aussi. Je me souviens parfaitement de la maladresse de C. au Citystay à Berlin il y a deux ans maintenant. Il me manque affreusement, et être avec Pete c’est le retrouver. Je suis encore emmêlée dans mes amours.
Plus tard encore, on arrive dans un appartement occupé par des prépubaires qui se la jouent punk-rock – des amis des Plasticines. Assise avec Pete il m’avoue son embarras, il est nerveux, part quelques instants et puis revient.




